Une étude, nommée Biomarqueurs-France, d’une ampleur inégalée, réalisée sur plus de 17 000 patients présentant un cancer bronchique non à petites cellules, met en évidence l’impact du typage moléculaire de la tumeur sur l’orientation de la décision thérapeutique, mais aussi sur la survie. Elle montre qu’un patient sur deux présente une anomalie moléculaire tumorale. L’étude Biomarqueurs-France a été menée sur un total de 17 664 patients porteurs d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) recrutés entre avril 2012 et avril 2013, pour lesquels un test moléculaire a été effectué en routine par l’une des 28 plateformes de génétique moléculaire disponible en France. Ont été recherchés : une mutation activatrice de l'Egfr (récepteur du facteur de croissance épidermique), susceptible d’être traitée par deux inhibiteurs spécifiques ayant reçu l’AMM pour cette indication ; ainsi que les mutations des gènes Kras, Braf, HER2 et PIK3CA et le réarrangement du gène ALK (qui en cas de positivité donne accès à un inhibiteur spécifique ayant l’AMM). Les résultats de Biomarqueurs-France viennent d’être publiés dans the Lancet. Ils indiquent qu’une anomalie moléculaire a été détectée dans la tumeur de 50% des patients. Plus précisément : 11% des patients présentaient une mutation de l’Egfr, 29% de Kras, 2% de Braf, 1% de HER2, 2% de PIK3CA, et 5% un réarrangement de ALK. En outre, la présence d’une anomalie moléculaire a eu un impact sur le traitement de première ligne pour 51% des patients. Elle est associée à une amélioration significative en termes de taux de réponse au traitement de première ligne (37% vs 33% ; p=0·03) et au traitement de deuxième ligne (17% vs 9% ; p<0·0001).

Source : Lancet, 14 Janvier 2016. 2016. INCa, 18 janvier 2016

 

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(16)00004-0/abstract

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