2 équipes françaises de l’INSERM viennent de montrer qu’une mutation au sein d’une protéine appelée HSP 110 dans les cellules tumorales pourrait les rendre plus sensibles aux chimiothérapies anti-cancéreuses. Cette protéine appartient à la famille des protéines chaperonnes qui sont  généralement surexprimées par les cellules cancéreuses car elles leur permettent de s’adapter non seulement aux conditions environnementales qu’elles ont à affronter au cours du développement chez le patient mais aussi aux effets des anti-mitotiques.Une mutation affectant le gène HSP 110 entraîne une amputation de certains domaines essentiels à l’activité de la protéine codée. En outre la protéine mutée se lie à la protéine normale et l’empêche de jouer son rôle de chaperonne. Il en résulte une fragilisation des cellules tumorales concernées avec une sensibilité accrue au traitement. Cette vulnérabilité a été démontrée sur des lignées de cellules de cancer du côlon.La détection de cette mutation dans la tumeur au moment du diagnostic permettrait une adaptation du traitement et un gain de chance chez le patient (augmentation de l’efficacité ou diminution de la toxicité du traitement anti-mitotique).Nature Medicine On Line Octobre 2011