Les syndromes inflammatoires sont des motifs de consultation très courants et leur objectivation ainsi que la démarche étiologique font appel aux examens cliniques, biologiques et d’imagerie disponibles.La première étape consiste à confirmer la réalité du syndrome inflammatoire et à le dater. Aux données de l’interrogatoire (fièvre, douleurs articulaires) viennent s’ajouter divers marqueurs biologiques. La VS ne représente un signe d’alerte que si elle est supérieure à 100 à la 1ère heure. Une CRP élevée est en faveur d’une inflammation récente, alors que l’augmentation de la fibrine, de l’haptoglobine et de des Béta-2 globulines ne survient qu’après environ 2 semaines d’évolution. Leur variation est un bon élément pronostique quant à l’évolution de la réaction inflammatoire.La clinique peut bien sûr orienter vers l’étiologie, les causes les plus fréquentes étant les infections, les maladies de système et les tumeurs malignes. La biologie avec la recherche directe (hémoculture, ECBU) ou indirecte (sérologies) de cause infectieuses, des connectivites (auto-Ac) et de cancers (marqueurs tumoraux) est également contributive. Mais c’est au niveau des techniques d’imagerie que l’évolution récente est la plus importante. Le scanner thoraco-abdominal reste l’examen de première intention dans le cadre du diagnostic étiologique d’un syndrome inflammatoire de cause inconnue, sa sensibilité reste faible et il doit être complété en deuxième intention par le PET-Scan qui a changé la stratégie diagnostique. Cet examen est très sensible et permet de mettre en évidence des lésions profondes non détectées par la clinique ou le scanner. Cette détection peut être précoce et assurer des chances de guérison accrues. Cet examen peut aussi hiérarchiser les examens complémentaires à réaliser et les orienter au mieux. L’IRM ne sera par contre utilisée dans l’exploration d’une inflammation que si une localisation précise est suspectée.Comm. du Pr Boué – 6ème printemps de Bicêtre