Dans la plupart des laboratoires, la résistance à la méticilline caractérisant les SARM est déterminée par des méthodes phénotypiques (galeries d’antibiogramme automatisées ou technique de diffusion en gélose). Toutefois, cette résistance est également détectable par des méthodes génotypiques car cette résistance est conférée par le gène mecA et sa recherche, lorsqu’elle est positive, permet habituellement de conclure au caractère Méticillino-Résistant du Staphylocococus Aureus. Mais très récemment, une équipe britannique a publié un avertissement concernant une souche isolée dans du lait de vache et chez des patients au Royaume-Uni et au Danemark. Cette souche qui est associée à une maladie clinique n’est pas détectée par PCR car le gène variant n’est plus reconnu par les amorces habituelles, alors qu’il y a néanmoins production de PLP2a. Le profil phénotypique et antibiotypique de cette souche a été communiqué et relayé en France par le CNR des staphylocoques : résistance phénotypique de type SARM classique (cefoxitine/moxalactam/oxacilline) sans résistance associées aux fluoroquinolones et aux aminosides. Des souches ont également été retrouvées en France et le CNR rappelle que le test génotypique doit être considéré comme un test de confirmation, dont la négativité n’exclut la possibilité d’une résistance à la Méticilline. Pour éviter la transmission à l’homme de cette souche d’origine bovine, les microbiologistes conseillent de veiller à la pasteurisation du lait de vache et de  respecter les précautions d’hygiène habituelles pour les sujets en contact avec le bétail.The Lancet Infectious Disease, On Line 03 /06/11 et courrier du CNR du 24/06/11