Les résultats récents des travaux d’équipes françaises du CNRS et de l’INSERM devraient permettre la mise au point prochaine d’un test prédictif de l’efficacité du traitement chez les patients porteurs de génotypes viraux 1 et 4. Chez ces sujets le traitement combiné interféron pégylé et ribavirine n’est efficace que moins de chez 50% des sujets. Cherchant à comprendre ces échecs, les chercheurs se sont intéressés à un groupe de 50 de ces patients dont ils ont étudié la réponse immunitaire. Ils ont identifiés une relation entre une protéine, la chémokine CXCL10 ou IP-10 et l’efficacité thérapeutique. Un taux élevé était inversement corrélé au succès thérapeutique. Dans un premier temps ce constat a provoqué l’étonnement des chercheurs car cette protéine est une chemokine pro-inflammatoire induisant une attraction des lymphocytes T activés anti-VHC vers le foie. L’étude de la protéine a permis en fait de démontrer que la forme dosée était une forme tronquée (troncation amino-terminale) de la protéine native qui inhibait au contraire le recrutement lymphocytaire. Cette modification neutralisante est sous la dépendance d’une enzyme (dipeptidyl peptidase IV), ainsi que d’autres protéases. Cette caractéristique a permis à la fois de comprendre le mécanisme de la résistance au traitement et la mise au point d’un test spécifique.J Clin Invest 2011 ;121 (1) : 308-17