après avoir traité en Octobre des infections occultes par le VHC, c’est le virus de l’hépatite B qui revient sur le devant de la scène. Une étude canadienne portant sur 241 patients hémodialysés a mis en évidence une prévalence sérologique faible avec seulement 2 (0,8%) patients atteints. Les 239 patients sérologiquement sains ont fait l’objet d’une recherche sanguine d’ADN du virus B par une technique de PCR qui minimisait le risque de faux positifs. Cette recherche s’est avérée positive pour 9 d’entre eux (3,8%), avec des charges virales faibles. Chez 7 de ces patients qui avaient reçu une prophylaxie par immunoglobulines anti-HBS (transplantés hépatiques), le virus avait échappé au traitement du fait d’une mutation (G145R).
Cette étude montre que la fréquence de portage du VHB est presque 5 fois supérieure à ce que l’on aurait retrouvé en se basant sur le seul dépistage de l’Ag HBS.
Le débat sur la nécessité d’utiliser en dépistage des méthodes plus sensibles mais aussi plus onéreuses comme celles de biologie moléculaire est ouvert. Cette pratique pourrait être dans un premier temps limitée aux groupes à risque. La pathogénicité du portage du VHB en faible concentration mérite aussi d’être évaluée. Cependant, certaines études déjà réalisées indiquent que cette infection occulte peut entraîner des lésions hépatiques significatives, avec à terme évolution possible vers la cirrhose et le carcinome hépato-cellulaire.


Hepatology – 2004 ;40