le syndrome hyperactivité de l’enfant est souvent associé à d’autres troubles tels que des troubles de l’attention et du comportement. Il a été précédemment démontré que cette affection est liée à un dysfonctionnement de circuits dopaminergiques. L’importance jouée par le fer dans le métabolisme dopaminergique ainsi que certains symptômes (« jambes sans repos », en particulier au moment de l’endormissement) décrit dans certaines carences martiales ont suscité l’intérêt d’une équipe française. Durant plus d’un an, 43 enfants atteints de ce syndrome ont été suivis et comparés à 27 enfants témoins. Une carence martiale a été détecté chez 84% des sujets atteints (ferritine < 30 ng/ml avec une moyenne de 23 ng/ml) contre 18% des témoins (moyenne = 44 ng/ml). L’effet sur la lignée érythrocytaire n’a pas été retrouvé avec une hémoglobine et un VGM dans les limites de la normale, avec une augmentation inconstante des récepteurs solubles de la transferrine. L’analyse par sous-groupe a montré une corrélation entre les carences et les plus profondes et les symptômes les plus marqués.
Cette carence en fer avait déjà été remarqué dans certaines maladies neurodégénératives. Le rôle du fer comme coenzyme dans le métabolisme de la dopamine et surtout la synthèse de ses récepteurs pourrait expliquer cette relation. Du point de vue thérapeutique, un essai multicentrique a été mis en place depuis Septembre afin de tester l’efficacité de la supplémentation en fer chez ces enfants.


Arch Pediatr Adolesc – 12/2004