Cependant, l’augmentation des grossesses unique en PMA et les données statistiques fournies par les registres des pays nordiques suggèrent une augmentation de certains risques : paralysie d’origine cérébrale (X2), prématurité, hypotrophie, anomalies musculaires ou cardiaques. Certaines études à 5 ans indiquent un risque
augmenté de retard de développement et de troubles du langage. Même si ces résultats sont controversés, ils suscitent une inquiétude réelle qui a conduit certains auteurs à s’intéresser aux causes éventuelles de cette surmorbidité. 3 étiologies ont donc été envisagées : la stimulation ovarienne, les techniques de laboratoire, l’infécondité parentale. Afin de dégager des tendances les auteurs ont comparé des cohortes de parents ayant des caractéristiques opposées pour chaque risque envisagé : grossesses après stimulation vs grossesses spontanées, grossesses après FIV vs grossesses après stimulation sans FIV, grossesses IAD vs grossesses IAC pour l’infertilité féminine ou grossesses dans les couples hypoféconds non traités vs population générale.
L’étude statistique des 29 publications retenues présente probablement des biais et des failles. Néanmoins, les auteurs parviennent à la conclusion que le risque principal n’est lié ni à la stimulation ni aux techniques de laboratoire mais plutôt à l’infécondité originelle du couple. Si cette hypothèse s’avérait exacte, il serait intéressant d’entreprendre des recherches pour identifier les facteurs de risque. Toutefois, dans le cas où elles seraient couronnées de succès, faudrait-il envisager l’éviction des couples à risque du processus de PMA ?
Hum. Reprod. 18, 10, 1987-91- 2003
