Par ailleurs, si le diagnostic reste essentiellement clinique, des progrès ont été réalisés dans l’exploration des 2 formes classiques d’APLV : la forme IgE-dépendante et la forme IgE-indépendante. Les premières bénéficient de dosages d’IgE spécifiques qui présentent l’intérêt d’une bonne fiabilité diagnostique et dans le suivi grâce à l’évaluation quantitative et qualitative. Le diagnostic clinique des secondes peut être étayé par l’utilisation d’un patch-test dont l’intérêt a été démontré dans une étude française récente.
L’évolution de cette affection est souvent favorable avec l’âge. Néanmoins, si la notion de guérison spontanée reste valable, elle doit être modulée. En effet, la tolérance aux protéines du lait de vache est souvent partielle et statistiquement les enfants ayant soufferts d’APLV présenteront une fréquence d’anomalies digestives supérieure à celle de la population témoin par la suite.
Enfin dans le domaine de la prise en charge, les recommandations diététiques et la qualité des produits de substitution proposés (hydrolysats de protéines, laits hypoallergéniques…) permettent une amélioration de la symptomatologie et de la qualité de vie des nourrissons.
Communication MEDEC 2005
