l’importance du génotype en tant que facteur pronostique pouvant influer sur une décision thérapeutique est bien connu pour le virus de l’hépatite C. Cette notion était moins évidente pour l’hépatite B, mais la compilation des données résultant d’études récentes permet de fixer quelques grandes lignes.

Il existe 8 génotypes (de A à H). Les plus fréquents en Asie sont les B et C, en Europe A et D, en Amérique du Nord A, B, C, D, en Amérique du Sud le F est prédominant. Les études asiatiques portant sur des cohortes de sujets infectés à la naissance ont permis de comparer les génotypes B et C. Le B semble de meilleur pronostic, avec une hépatite moins active, une progression plus lente vers la cirrhose et une survenue moins fréquente du carcinome hépato-cellulaire. Du point de vue virologique, il a été démontré que la phase de réplication active est plus courte avec une séroconversion plus précoce.

Les études européennes, moins consistantes, ont néanmoins permis de suspecter un meilleur pronostic avec le génotype A par rapport au génotype D, avec notamment une fréquence plus importante de séroconversions HBE puis HBS. Toutefois l’impact sur le devenir à long terme reste à déterminer.

La différence de réponse au traitement par l’Interféron est néanmoins bien établie. La sensibilité au traitement est décroissante du génotype A au génotype D (taux de séroconversion A>B>C>D). Pour l’instant, aucune différence n’a été rapportée concernant la réponse aux analogues nucléosidiques. Ces particularités devraient être exploitées pour définir des protocoles thérapeutiques adaptés et plus efficaces.

Hepatology 2004 ; 40