Elles vont évoluer, en l’absence d’amélioration du bilan vers des plaques athéromateuses définitives. On constate ainsi une augmentation de la morbidité dès l’âge de 25 ans avec une incidence en nette augmentation entre 35 et 50 ans (20 000 accidents coronariens/an en France entre 35 et 50 ans et environ 6000 entre 25 et 35 ans). Ces anomalies lipidiques précoces sont également fréquemment retrouvées en cas d’accident vasculaire cérébral. Parallèlement une opération de dépistage menée par le Syndicat des Biologistes sur les facteurs de risque cardio-vasculaires chez les jeunes de 16 à 30 ans (3254 individus volontaires) a montré une prévalence inquiétante de ces anomalies biologiques : 45 % de sujets avec CT > 1,90 g/l, 44% pour LDL-C >1,15 g/l, 18% pour HDL-C 1,50 g/l). Associés aux autres facteurs de risque (tabagisme, surpoids …), ces anomalies justifieraient une prise en charge thérapeutique chez plus de 10% des jeunes, qui globalement sont très peu informés et sous-estiment les risques encourus. Au vu de ces résultats, le groupe de travail de l’académie de médecine préconise un bilan métabolique complet entre l’âge de 16 et 20 ans (CT, HDL-C, LDL-C, TG, glycémie après 12 heures de jeûne et en l’absence de traitement hormonal interférent).
