L’analyse des données cliniques a permis d’établir que ceux qui présentaient jusqu’à 10 plasmocytes par 50 000 cellules mononuclées (soit 2/3 des patients) ont une survie médiane de 58,7 mois. Ceux qui en présentent plus de 10 voient leur médiane de survie chuter à 37,3 mois. En analyse multivariée, le nombre de plasmocytes circulants a une valeur indépendante de l’albumine, de la B2M ou de la CRP sérique. Par ailleurs, il n’est pas non plus corrélé à la masse tumorale, ce qui suggère l’existence de mécanismes de libération plus subtils (interactions cellulaires ou augmentation de l’angiogénèse dans les tumeurs les plus agressives).
Afin d’améliorer les scores pronostiques existants, les auteurs proposent donc d’ajouter la numération des plasmocytes sanguins au dosage d’albumine et de B2M. Ils distinguent alors 4 groupes pronostiques dont la survie médiane varie entre 13 à plus de 79 mois.
