l'augmentation sensible de la prévalence de l'allergie respiratoire dans les pays baignés par la mer Méditerranée est-elle due à des modifications polliniques ? différents intervenants ont apporté leur contribution à cette question lors du WAC 2005 et certaines tendances se sont dégagées :

Les principales espèces de la région sont les poacées (graminées fourragères avec phléole et dactyle principalement), la pariétaire et le cyprès.

L'année pollinique se compose de 3 saisons principales : une basse saison hivernale (Décembre - Mars avec les pollens de cyprès, de noisetier et de mimosa), une haute saison printemps - été (avril - Juillet avec les poacées, pariétaire, oléacées et platanacées) et une saison été-automne (Août-Octobre avec un second pic de pariétaire et de poacées, des herbacées comme l'armoise et les pollens de chenopodes).

Pour ce qui est de la quantité de pollens produits, il ne semble pas y avoir eu d'augmentation significative au cours des 30 dernières années. Par contre les relevés effectués de 1974 à 2004 montrent l'allongement de la saison pollinique pour certaines espèces de graminées (poacées) et surtout pour l'ambroisie. Pour d'autres allergènes (pollens d'olivier et de bouleau), la tendance semble être au contraire au raccourcissement. Mais d'une façon générale, ces inflexions ne semblent pas suffisamment importantes pour expliquer l'accroissement de la symptomatologie allergique dans la population.

D'autres étiologies sont alors avancées, la plupart étant la conséquence de la pollution atmosphérique :

Ø le réchauffement de la planète

Ø les modifications aérologiques qu'il induit

Ø l'exposition à l'ozone entraînant une inflammation des voies aériennes et une diminution des défenses anti-oxydantes

Ø l'exposition à différents polluants potentialisant l'effet de l'allergène (« priming effect » avec renforcement de la réponse inflammatoire et augmentation du stress oxydatif)

Ø le choix de certaines espèces allergisantes pour la création d'espaces verts urbains

L'imbrication de ces différentes causes rend complexe la mise en ouvre d'actions d'amélioration. Toutefois quelques mesures visant à réduire la pollution, telles que la réduction du trafic, le contrôle des émissions polluantes associé au choix d'espèces végétales peu allergisantes et à un éventuel régime anti-oxydant peuvent être avancées.

Cpte-rendu WAC 2005 -www.allergique.org