l'augmentation du nombre de voyages dans le monde combinée à l'apparition de maladies infectieuses émergentes (fièvres hémorragiques, SRAS, grippe aviaire etc.) pose un véritable problème de santé publique. Une étude du Lancet évoquant ce risque de contamination inter-humaine ou par un vecteur « passager clandestin » (moustique) permet néanmoins de relativiser ce risque. Chaque année plus d'un milliard de passagers prennent l'avion, dont 50 millions en provenance de pays en voie de développement, sources de la plupart de ces infections. La contagiosité liée à la présence de passagers contaminés dans l'avion est essentiellement due à la dissémination aérogène des agents infectieux par les gouttelettes de Flügge émises par les passagers infectés (toux, éternuements). Durant un vol moyen ou long courrier, seulement la moitié de l'air de la cabine est régulièrement remplacée par de l'air « frais ». L'autre moitié est recyclé par un système de filtration permettant d'éliminer la plupart des bactéries, virus et champignons (particules de diamètre supérieur à 0,3 microns). Cependant, les enquêtes rétrospectives menées montrent que même faibles, les risques sont réels et logiquement accrus par la proximité avec l'individu contagieux et le temps d'exposition. Les seuils critiques sont de 2 rangs autour du sujet infecté et de 6 heures pour la durée du vol. Cette évaluation a été réalisée pour des maladies telles que la tuberculose, la grippe, la rougeole et le SRAS.

Pour la prévention du paludisme a partir d'anophèles présents dans la cabine, le moyen de prévention le plus efficace est la pulvérisation d'insecticides. Toutefois cette mesure n'est pour l'instant pas appliquée de façon assez rigoureuse.

Lancet - 03/5