Paramètres | Urines | Cheveux |
Reconnu par la justice | Oui | Oui |
Dépistage complet | Oui | Oui |
Techniques analytiques | Immuno-chimie, GLC/MS | GLC/MS |
Fenêtre de détection | 2-5 j | Plusieurs mois |
Adultération | Possible | Très difficile |
Recueil | Non invasif | Non invasif |
Conservation | +4 ou -20° | T ambiante |
Analyte majeur | Métabolites | Substance mère |
Recueil à distance d'un 2 ème échantillon identique | Non | oui |
Type de mesure | Incrémentale | Cumulative |
Risque de faux négatifs | Elevé | faible |
Risque de faux positifs | Théoriquement nul | Théoriquement nul |
La décennie écoulée a confirmé l'intérêt majeur de l'utilisation des cheveux comme marqueurs d'exposition chronique aux xénobiotiques. Les applications débordent aujourd'hui du cadre strictement judiciaire et sont utilisées dans le suivi des traitements de substitution, l'exposition in utero ou encore la lutte anti-dopage. En pratique le prélèvement est réalisé au niveau du vertex postérieur et doit concerner une mèche d'au moins 80 cheveux (diamètre d'un crayon à papier), en double en cas d'expertise judiciaire. La mèche est coupée au ciseau le plus près possible de la peau. La conservation et /ou le transport se font à température ambiante dans un tube bouché ou une enveloppe scellée.
Les cheveux en croissance incorporent les substances présentes dans le sang et permettent ainsi d'établir a posteriori le calendrier de consommation d'un xénobiotique. La croissance des cheveux étant d'environ 1 cm par mois, leur analyse cm par cm de la pointe (exposition récente) vers la racine (exposition la plus ancienne, variant selon la longueur des cheveux) permet de suivre l'évolution de la consommation dans le temps.
Communication du Dr KINTZ - journée du LMM (01/05)
