Pour le biologiste ou le médecin appelé à effectuer des prélèvements chez une victime présumée, 3 types d’échantillons peuvent être exploités :
? du sang, prélevé exclusivement sur EDTA (pour éviter in vitro la formation de GHB) : 3 tubes (2 pour l’analyse, 1 pour la contre-expertise éventuelle)
? des urines : 2 flacons de 30 ml (1 pour l’analyse, 1 pour la contre-expertise) conservés à l’abri de la lumière (pour éviter la dégradation du LSD).
? des cheveux orientés racines-pointes et coupés au raz du cuir chevelu en occipital, d’un diamètre équivalent à celui d’un crayon à papier. Ce prélèvement doit être effectué 3 à 5 semaines après les faits afin de suivre par segmentation les variations de concentrations des produits. 4 mèches doivent être prélevées (3 pour analyse, 1 pour la contre-expertise).
Les laboratoires susceptibles d’effectuer ces examens doivent bénéficier d’un équipement à la fois très diversifié et très spécialisé (en particulier spectrométrie de masse en tandem afin de diminuer la limite de détection des produits en cause, souvent présents en très faible concentration en cas d’exposition unique).
De plus l’interprétation des résultats requiert une expertise pharmacologique et toxicologique compte-tenu des particularités des xénobiotiques en cause (demi-vie courte, instabilité chimique…) et des conséquences médico-légales induites.
