Les pseudothrombocytoses : elles sont dues à la présence dans le sang d'éléments figurés anucléés et de volume compatible avec le volume plaquettaire. La nature de ces particules pouvant mimer les plaquettes est très diverse : schizocytes, microcytes (VGM < 60 fL), débris cytoplasmiques, bactéries, parasites (plasmodium sp), levures, cryoprotéines.
Les pseudothrombopénies : elles se divisent en 2 grands groupes morphologiques, observables à la lecture microscopique du frottis sanguin. Les plus fréquentes sont dues à la formation d'agrégats plaquettaires. Il peut s'agir de micro- ou de macroagrégats. Leur incidence sur la numération plaquettaire est variable, allant d'une pseudothrombopénie sevère à une sous-évaluation modérée. Elle peut être parfois évaluée en comparant sur un ou plusieurs champs le nombre de plaquettes agrégées par rapport aux plaquettes libres. Ces agrégats peuvent être EDTA-dépendants (mécanisme immunologique) ou non (thomboagglutinines froides, alcalinisation de l'échantillon).
L'autre aspect pouvant être responsable de pseudothrombopénies est beaucoup plus rare. Il s'agit du satellitisme plaquettaire, avec regroupement périphérique des plaquettes autour des leucocytes (PN +++). Il est presque toujours EDTA-dépendant.
Une fois l'anomalie identifiée, le biologiste peut essayer de corriger le chiffre rendu par l'automate. Il dispose pour cela de différentes solutions, selon le cas : prélèvement de sang sur un tube citraté pour les pseudothrombopénies EDTA-dépendantes, préchauffage et/ou chauffage à 37°C du tube en cas de thromboagglutinines froides, citrate acide en cas d'alcalinisation, utilisation du système Unopette avec lecture microscopique en cas de pseudothrombocytose. Bien qu'imparfait (reproductibilité médiocre), cette technique doit surtout être utilisée pour corriger les erreurs par excès qui pourraient masquer une vraie thrombopénie. Enfin, en cas de thrombopénie inaugurale, il faudra systématiquement chercher dans le tube un caillot (prélèvement totalement ou partiellement coagulé).
D'après RFL - 11/2002
