Les conclusions de cette conférence qui s’est tenu à Genève en Septembre 2002 viennent d’être rendues publiques. Pour ce qui est de la présentation clinique, elles rappellent que l’incidence annuelle de progression vers la cirrhose est de 2 à 5% en cas d’hépatite AgHBe positive et e 8 à 10% si l’Ag Hbe est négatif (souche mutante). Le risque de décompensation de la cirrhose viro-induite est de 3% par an et celui de carcinome hépatocellulaire de 2% par an. Rappelons que ce dernier peut survenir en l’absence de cirrhose constituée (risque < 0,2% par an en Occident mais 0,6% par an en Asie). La guérison spontanée (séroconversion HBs) est plus rarement retrouvée que lors des précédentes évaluations (1-2% par an en Occident, 0,05% par an en Asie).
Un élément décisionnel majeur pour la prise en charge thérapeutique est l’évaluation de la réplication virale par la technique de PCR. Si la charge virale est < 105 copies / ml, la maladie est considérée comme peu évolutive et ne nécessite pas de traitement. Au-delà de 105 copies / ml, les indications du tratement reosent sur d’autres marqueurs d’activité tels que le taux de transaminases et l’histologie. L’association d’un taux de transaminases inférieur à 2 fois la normale et de lésions histologiques n’excédant pas la fibrose portale caractérise l’hépatite B chronique B sévère qui n’est pas une indication de traitement (sauf cas particuliers). Au-delà, il s’agit d’une hépatire B modérée à sévère relevant d’un traitement anti-viral.
Le traitement de première intention repose sur l’Interféron à la dose de 9 millions trois fois par semaine. La durée du traitement est de 4-6 mois en cas d’hépatite chronique B AgHBe positive, 1 à 2 ans si l’Ag HBe est négatif. En cas de contre-indication, d’intolérance ou d’inefficacité (ou en association en cas de co-infection HIV), la lamivusine ou l’adefovir peuvent être utilisés.
J. Hepatol – 03/2003
