Depuis le renforcement de la surveillance en 1997, le nombre de cas de légionellose, maladie à déclaration obligatoire, augmente en moyenne de 30% par an, pour atteindre 1021 cas en 2002. cette hausse est probablement due principalement à l’amélioration des méthodes diagnostiques (recours à la détection de l’Ag urinaire de Legionella pneumophila de type I dans 60 % des cas) et à une meilleure adhésion des cliniciens à la déclaration obligatoire. Le recensement est également favorisé par l’augmentation du nombre de cas groupés. Ils sont le plus souvent consécutifs à la diffusion du germe à partir de tours aéroréfrigérantes insuffisamment entretenues ou de réseaux d’eau non conformes d’hôtels ou de campings.
Ainsi, 2 épisodes épidémiques ont été observés en Juillet 2002 avec 22 cas à Meaux et 31 cas à Sarlat. Le réservoir était constitué par les tours aéroréfrigérantes des hôpitaux, mais paradoxalement la plupart de ces infections n’étaient pas nosocomiales. En effet, la plupart des sujets contaminés n’étaient pas des personnes hospitalisées mais des visiteurs ou des personnes domiciliées à proximité de l’hôpital. En fait le nombre de cas nosocomiaux est stable depuis 3 ans et leur proportion est donc en baisse.
Comme les années précédentes, les tris-quarts des patients avaient un terrai favorisant (cancer, hémopathie, immunosuppresseurs, diabète, tabagisme…). L’âge médian était de 61 ans avec un seul cas pédiatrique chez un enfant présentant une hémopathie. Le nombre de décès (110) est conforme aux données habituelles.
Enfin, c’est durant l’été que la majorité des cas se sont déclarés, ce qui incite à renouveler l’information et la prévention au niveau des installations à risque.


BEH – 07/2003