Les femmes devaient donc noter scrupuleusement leur température quotidienne, les dates des rapports sexuels et des menstruations. L'étude portant sur 5860 cycles menstruels et répartissant les femmes par catégorie d'âge a donné les résultats suivants.
Classe d'âge / Nombre de grossesses observées / % de fécondance d'un rapport < 48 h avant ovulation
19 - 26 ans 103 50
27 - 29 154 40
30 - 34 140 40
35 - 39 36 30
La fécondance a été calculée en tenant compte des paramètres relevés.
Au vu de ces résultats la baisse de fertilité chez la femme pourrait donc débuter dès la fin de la deuxième décennie, et non pas de la troisième comme on le pensait jusqu'ici.
L'étude statistique des données recueillies permet également de situer la diminution de la fertilité masculine autour de 35 ans (alors que dans ce cas également on la croyait plus tardive).
Bien entendu, les chiffres de fécondance observés par classe d'âge correspondent à des moyennes avec une grande hétérogénéité (de 20 à 60 % chez les 19 - 26 ans par exemple). Elle n'est qu'en partie expliquée par les facteurs de risque connus (tabagisme, MST), des facteurs héréditaires ou encore non identifiés jouant probablement un rôle majeur dans ces disparités. Les auteurs souhaitent désormais étudier le rôle des secrétions cervicales dans ce déclin progressif de la fertilité féminine.
Hum. Reprod. - 04/2002
