Lors d'une Fécondation In Vitro (FIC), le gynécologue-obstétricien est confronté à un dilemme. Pour optimiser les chances de grossesse, il est tenté d'implanter un nombre important d'embryons (jusqu'à 4). Mais ce faisant, il augmente le nombre de grossesses multiples avec les complications iatrogènes et les problèmes socio-économiques en découlant. Une étude multicentrique recensant plus de 27 000 FIV et ICSI a été effectuée en 1998 et 1999 au Royaume-Uni. Elle comparait le nombre de naissances multiples ou simples résultant du transfert de 2 ou 3 embryons. Au final, aucune incidence n'a été retrouvée sur le nombre de naissances simples ou gémellaires, le transfert de 3 embryons augmentant évidemment le nombre de naissances de triplés. Ces résultats montrent donc que le transfert de 2 embryons ne diminue pas les chances de mener à bien une grossesse post-FIV ou ICSI tout en éliminant le risque de grossesse triple. Le transfert de 2 embryons devrait donc devenir la norme dans un proche avenir. La possibilité de réaliser un transfert unique afin d'approcher le taux naturel de naissances sera peut-être l'objet d'études complémentaires.


Lancet- 01/02