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La recrudescence des cas de coqueluche diagnostiqués depuis 5 ans, en particulier chez les adultes, pose le problème de l’efficacité de la couverture vaccinale telle qu’elle est effectuée actuellement. Une épidémie de coqueluche en Allemagne montre l’importance de la mise à jour du calendrier vaccinal. Avant l’instauration d’un rappel de vaccin anticoquelucheux en période préscolaire depuis janvier 2006, le schéma vaccinal recommandait 4 injections avant 15 mois et un rappel entre 9 et 17 ans. Le taux de couverture vaccinale dans les états de l’Est était de 95,5 % en 2005. Malgré tout, l’incidence de la coqueluche en milieu scolaire a augmenté atteignant 315 cas/100 000 entre 5 et 9 ans et 385/100 000 entre 10 et 14 ans.

A la suite de la déclaration de 12 cas sur les 22 enfants d’une classe primaire, une enquête épidémiologique a été menée pour identifier des cas supplémentaires, calculer les taux de contamination et le risque relatif en fonction de la date du dernier rappel après primo vaccination complète.

Dans un district de 127 300 habitants, 104 cas ont été identifiés entre la 38ème semaine 2005 et la 9ème semaine 2006.

Sur ces 104 cas, 80 cas ont été identifiés sur les signes cliniques et confirmés par des IgA spécifiques élevées (n=73) ou l’élévation des IgG (n=7). En effet, seule la présence d’IgA dirigés contre la toxine pertussique ou l’augmentation des IG spécifiques permettent de faire la différence entre l’immunité vaccinale et l’immunité naturelle en rapport avec une coqueluche récente.  Les 24 cas restants ayant  été diagnostiqués sur la clinique et la contagion par un cas confirmé.

Parmi les 104 cas, 92 étaient des enfants ou des adolescents fréquentant 9 écoles, 8 des 12 adultes étaient enseignants dans les 4 écoles où l’épidémie avait débuté. Les signes cliniques ont été la toux paroxystique (87 %), la toux avec reprise inspiratoire (35 %) et les vomissements (26 %). Le pourcentage de sujets contact atteints a été de 4,2 % entre 5 et 7 ans, 23,8 % à 9 ans, 18,9 % à 10 ans, 9,8 % entre 11 et 19 ans et 16,7 % au-delà.

Le statut vaccinal a pu être précisé pour 363 enfants et 34 enseignants : le taux de couverture avec au moins 4 doses était de 95,9 % chez les enfants et de 23,5 % chez les enseignants. Trois enfants et 20 enseignants n’avaient jamais été vaccinés et pour 9 enfants la primo vaccination avait été incomplète. En tout, 6,2 % des enfants de 9 à 11 ans et 60 % des 12-17 ans avait eu un rappel à distance après les 4 injections initiales.

Aucun enfant vacciné depuis moins de 5 ans n’a été atteint. Sur 54 sujets dont la dernière vaccination datait de 5 ans, un seul  a eu la coqueluche. Par contre 19 cas de coqueluche ont été recensés sur les 63 sujets qui avaient eu la dernière injection depuis 9 ans ou plus.

Au total, cette épidémie de coqueluche, malgré une couverture vaccinale élevée, suggère que l’immunité diminue 5 ans après la dernière vaccination. Un rappel entre 9 et 17 ans parait insuffisant ; un supplémentaire est nécessaire entre 5 et 6 ans. 

 

Sin MA et coll. : Pertussis outbreak in primary and secondary schools in Ludwigslust, Germany demonstrating the role of waning immunity. Ped Infect Dis J., 2009;28:242-44