L’ostéoporose est une affection caractérisée par une réduction de la masse osseuse et une dégradation de l’architecture du tissu osseux. Il en résulte une fragilité squelettique accrue et donc un risque de fracture augmenté. Le diagnostic positif ne repose pas sur la biologie mais sur l’imagerie et en particulier la densitométrie osseuse mesurée par absorption biphotonique et exprimée en nombre de DS par rapport à la moyenne des valeurs au pic de masse osseuse.

Par contre la biologie va retrouver une place importante pour le bilan étiologique et le suivi thérapeutique.

            Ø Bilan étiologique : Il permet en particulier d’identifier le ou les mécanismes dominants (diminution ed l’activité ostéoblastique et/ou augmention de l’activité ostéoclastique) et les pathologies éventuelles auxquel(s) il(s) peu(ven)t être rattaché(s), en dehors de phénomènes physiologiques observés lors du vieillissement ou de la ménopause. Les recommandations de l’HAS sont de pratiquer en première intention le bilan suivant : Calcémie, phosphatémie, PTH, 25(OH)D2-3.

En cas de signes cliniques évocateurs (lithiase, hyperthyroïdie, malabsorption, ostéomalacie associée, hypogonadisme, maladie de Cushing…) des dosages complémentaires s’imposent : TSH, cortisolurie des 24h, testostérone, phosphatases alcalines, sérologie de la maladie coeliaque.

            Ø Suivi thérapeutique : les principaux marqueurs du remodelage osseux sont utiles afin d’évaluer l’efficacité et surtout l’observance thérapeutique. Pour schématiser, les principaux marqueurs de formation osseuse sont les phosphatases alcalines (totales et osseuse) et les Propeptide C- ou N-terminal du Procollagène (PICP et PINP) et les principaux marqueurs de résorption sont les Télopeptides C- ou N-terminal (CTX ou NTX) et la Désoxypyridinoline libre (Dpd). Ainsi pour les biphosphonates (inhibiteurs de la réabsorption osseuse), une bonne observance se traduit par une diminution du télopeptide C-terminal (CTX sérique) d’au moins 30% après 3 mois de traitement avec une réduction significative du risque fracturaire. Un surdosage peut se traduire au contraire par un effondrement de ce taux. En cas d’utilisation d’un médicament stimulant la formation osseuse comme la PTH en séquentiel (tériparatide), le marqueur le plus pertinent est le PINP.

Enfin l’utilisation pronostique de ces marqueurs est de plus en plus courante en cas de densitométrie limite ou de discordance entre la clinique et l’imagerie. Dans ces cas, un traitement pourra être proposé en cas d’élévation des marqueurs alors que l’abstention est préconisée en cas de taux normal.

 

Option Bio – 08/2009