Chez les patients atteints d’hépatite chronique C, l’appréciation de l’efficacité du traitement antiviral repose largement sur la recherche d’ARN du VHC en fin de traitement. Cette recherche est habituellement effectuée par PCR. Cependant chez certains patients, il persiste en fin de traitement une quantité de virus très faible, non détectable par PCR mais accessible par la technique de TMA (Transcription Mediated Assay) présentant un seuil de détection encore plus bas. Une étude italienne a cherché de façon prospective la virémie résiduelle par les 2 méthodes chez 224 patients ayant terminé leur protocole de bithérapie interféron pegylé-ribavirine. 208 patients (93%) étaient négatifs par PCR. Parmi ceux-ci, la recherche par TMA était négative dans 88% des cas, mais elle retrouvait une virémie faible et non décelable par PCR dans 12% des cas, soit 26 patients. Chez ces patients, la rechute 6 mois après avec positivation de la PCR était la règle (25 sur 26, soit 96%). Par contre, seuls 14% des patients ayant une virémie indétectable avec les 2 méthodes rechutaient à 6 mois. Les auteurs constataient sans surprise que les patients présentant une virémie résiduelle très basse étaient plus fréquemment porteurs de virus de génotype 1 et présentaient une réponse virologique lente dans les 6 premiers mois du traitement. Ils concluent également à l’intérêt de l’utilisation de la méthode de TMA en fin de traitement afin d’améliorer la valeur prédictive positive (96% de rechute) et négative (86% de sujets définitivement guéris). Il serait de ce fait possible de sélectionner des patients qui tireraient bénéfice d’un traitement plus long que celui actuellement recommandé.


J Hepatol 2006 ;44 : 83-87