La constatation chez les coinfectés VHC-VIH d’une charge virale VHC plus forte et d’une maladie hépatique plus grave que chez les monoinfectés par le VHC ont introduit la possibilité d’une relation causale entre ces 2 entités. Alors que certaines études n’avait pas retrouvé de corrélation pathologique avec la charge virale des sujets non traités, les résultats d’une étude prospective cas-cohorte concernant des patients toxicomanes VHC + choisis au hasard et suivis, pour certains ,depuis 1987 semble démontrer le contraire. L’étude statistique a montré une association claire entre la charge virale (ARN du VHC) et la mortalité par Maladie Hépatique Terminale. Une augmentation d’un log décimal de la charge virale augmentait la mortalité d’un facteur 2,26. cette augmentation était indépendante de l’âge, de la race et surtout de la consommation d’alcool. Ces résultats doivent être confirmés (en particulier du fait de la proportion de coinfectés = 16%) sur des populations plus larges. Si cette relation était démontrée, elle remettrait en cause la stratégie thérapeutique actuelle ayant pour objectif unique l’éradication virale. L’intérêt d’un traitement pouvant simplement diminuer la charge virale pour les patients rechuteurs pourrait par exemple être envisagée.

Hepatology 2005 ; 42 : 1446-1452