La détection d'un ou plusieurs nodules thyroïdiens est une situation fréquente qui correspond dans 95% à des lésions bénignes mais qui peut malheureusement être due dans de rares cas (5%) à diverses étiologies malignes (carcinomes vesiculaires, papillaires, anaplasiques, métastases, lymphomes...).

Les examens d'imagerie (échographie, scintigraphie) et la cytoponction thyroïdienne sont bien sûr au premier plan pour faire ce diagnostic différentiel, néanmoins la biologie a également toute sa place dans le diagnostic étiologique et le suivi.

- La TSH est l'examen de première intention. Même si la plupart du temps il n'y a pas de perturbation de la secrétion thyroïdienne, certains nodules sont dits toxiques avec abaissement de la TSH du fait de l'hypersecrétion d'hormones thyroïdiennes qui devront également être dosées pour confirmation. A l'inverse on peut également trouver une TSH élevée et les Ac anti-thyroïdiens (Ac anti-TPO et anti-Tg) permettront d'étayer le diagnostic de thyroïdite auto-immune révélée par un nodule correspondant à un foyer de thyroïdite.

A noter que si un traitement frenateur par Levothyroxine est mis en place (à discuter), un dosage de TSH tous les 6 mois est recommandé pour vérifier son efficacité et l'absence de surdosage.

- La thyrocalcitonine doit être demandée systématiquement pour écarter un cancer médullaire de la thyroïde. Il peut être suspecté en cas de signes cliniques évovcateurs (flush, diarrhée) ou d'histoire familiale évocatrice. Un taux élevé est quasiment pathognomonique et permettra également de suivre l'efficacité du traitement avec une décroissance rapide et l'absence de réascension du taux.

Ref : Recommandations de la Société française d’endocrinologie pour la prise en charge des nodules thyroïdiens. Presse Med 2011;40:793-826.