Outre les examens de biologie moléculaire qui resent princeps dans le diagnostic de la maladie (RT-PCR) et le suivi de la pandémie (criblage, séquençage), d'autres examens ont prouvé leur utilité en particulier dans les formes symptomatiques et sévères ayant nécessité une prise en charge médicale.
Si l'on découpe l'évolution de l'infection en 4 stades, des résultats anormaux sont plus fréquemment attendus ou retrouvés.
Stade 1 ou début de l'infection : il s'agit de la phase d'invasion virale sans réponse inflammatoire importante. Les anomalies les plus fréquentes touchent l'hémosatse (allogement des temps de coagulation et élévation des d-dimères) et éventuellement les marqueurs de lyse et renouvellement cellulaire (LDH)
Stade 2 Phase pulmonaire : L'invasion virale au niveau de l'épithélium respiratoire et s'y ajoute une réaction inflammatoire croissante. En plus des anomalies à l'imagerie on peut retrouver des anomalies gazométriques et une élévation modérée de la PCT (si trés élevée, probable surinfection bactérienne).
Une élévation des nutrophiles et des monocytes sanguins est fréquente.
Stade 3 Phase hyperinflammatoire : Elévation des cytokines et en particulier de l'IL-6 en plus des protéines inflammatoires classiques. en cas de défaillance d'organes, élévation des marqueurs spécifiques (troponine...)
Stade 4 Phase résolutive : Elévation des Ac (IgM, IgA, IgG), puis plateau ou décroissance plus ou mois rapide selon la sévérité de l'infection et le terrain immunitaire avec acquisition d'une immunité plus ou moins neutralisante et durable selons les cas.
La démonstration de la valeur pronostique de ces tests de routine et leur intérêt pour la prise en charge optimale des formes à risques ou graves de Covid doit donc être rappelée.
ref : Sidiqi HK et al. Science 2020 Aug 7:369 (6504): 718-724
