Avec la généralisation des pratiques de dépistage, il est important que les médecins disposent d'une stratégie de prescription des tests adaptée à chaque situation.
La HAS a publié début Juillet des guidelines afin de les aider.
Chez les patients symptomatiques :
• Si le patient est vu en consultation entre J1 et J7 après le début des symptômes, prescrire un test RT-PCR sur un prélèvement nasopharyngé. Le test doit être réalisé par le
laboratoire au plus près de la prescription médicale.
• Si ce 1er test RT-PCR est négatif, en cas de forte suspicion : refaire un test RT-PCR entre J2 et J7 après le début des symptômes ou à défaut prescrire un test sérologique à faire à partir de J14.3.
• Si le patient est vu en consultation entre J8 et J14, compte tenu de l’incertitude fréquente sur la date exacte du début des symptômes, un test PCR peut être prescrit en sachant que sa sensibilité
diminue avec le temps et donc que la valeur prédictive négative du test diminue fortement de J8 à J14. Ainsi la présence d’un test positif confirme le diagnostic et renforce l’intérêt des mesures à
visée épidémiologique mais la négativité du test ne l’élimine pas et ne permet pas de lever l’isolement si la présomption diagnostique est suffisamment importante pour des raisons cliniques et
épidémiologiques.
• Un test sérologique pourra être pratiqué après J14 en cas de négativité de la PCR ou de non-réalisation de celle-ci.
Chez un patient asymptomatique :
• Si le patient consulte entre J1 et J10 à partir de la date d’exposition : Prescription d'un test RT-PCR à faire à partir de J3 et dès que possible avant J10.
• Si le patient consulte après J10 à partir de la date d’exposition : Prescription d'un test sérologique à réaliser à partir de J20, ne pas prescrire de test RT-PCR.
Les biologistes peuvent bien sûr les utiliser pour orienter les patients ou leurs confrères
