L’hormone anti-müllerienne est un des critères majeurs d’évaluation de la « réserve ovarienne », c'est-à-dire de la capacité d’ovulation spontanée ou de la réponse folliculaire ovarienne à un traitement d’induction d’ovulation, soit dans le cadre d’une insémination avec sperme de conjoint (IAC), ou d’une fécondation in vitro (FIV).

Mais d’autres facteurs doivent être pris en considération :

  • compte des follicules pré-antraux,
  • âge de la patiente,
  • variabilité des dosages d’AMH selon les kits utilisés en laboratoire.

Tous ces éléments doivent être soigneusement étudiés, afin de ne pas prendre des décisions trop hâtives et d’éviter d’orienter trop tôt les couples vers le don d’ovocytes.

Un taux effondré d’hormone anti-müllerienne ne semble pas péjoratif pour la prise en charge en insémination intra-utérine (IIU)

H. DRAPIER et coll. (CHU de RENNES) ont rapporté les résultats de grossesses dans les traitements d’insémination intra-utérine chez des patientes ayant un taux d’AMH inférieur à 1 ng/ml.

Leur étude prospective a porté sur 3441 cycles d’IIU réalisés entre 2008 et 2013.

855 patientes avec une moyenne de 4 cycles d’IIU ont été incluses dans l’étude.

Le taux cumulé de grossesses est de 47,1 %.

Les taux de grossesses chez les patientes ayant un dosage d’AMH inférieur à 1 ng/ml, est de 36,5 %/ 47,8 % chez les patientes ayant un dosage d’AMH normal.

Pour les auteurs, un taux bas d’AMH n’altère pas de façon significative l’efficacité des IIU et ne permet pas de priver les couples d’un accès à une assistance médicale à procréation intra-conjugale.

 

Un taux effondré d’AMH ne semble pas péjoratif pour la prise en charge en insémination intra-utérine – H. DRAPIER et coll. (poster n° 70 - FFER septembre 2014)