L’insuffisance rénale aiguë (IRA) est une complication fréquente chez les patients hospitalisés et elle entraîne une augmentation importante de la morbimortalité.
Actuellement le diagnostic se fait essentiellement sur le dosage de la créatinine et le calcul du débit de filtration glomérulaire. Malheureusement son augmentation est différée par rapport à la survenue de lésions avec une variation significative des valeurs observée après 72 h environ. Ce retard entraîne une aggravation des lésions, une prise en charge thérapeutique plus lourde et une perte de chance pour le patient. C’est pour ces raisons que l’avènement de la NGAL (Neutrophil Gelatin Associated Lipocalin) est une véritable révolution dans ces situations. Il ne s’agit pas d’un marqueur fonctionnel mais d’un témoin direct des lésions rénales car cette protéine est directement relarguée par les cellules rénales dans la circulation sanguine en cas d’atteinte rénale inflammatoire, toxique ou ischémique entre 3 et 6 heures après le début. Cette protéine impliquée dans le métabolisme du fer mais aussi dans la différenciation des néphrons est ainsi un marqueur universel et précoce de l’atteinte rénale. En association avec les marqueurs de DFG (créatinine ou cystatine C), elle a également permis d’améliorer la prise en charge et le monitorage des patients suivis en chirurgie cardio-vasculaire où les décompensations rénales sont fréquentes. La mortalité le passage en dialyse ont été significativement diminué (20%) et le coût économique a été de 700 USD par patient.
Il semblerait que son dosage permette de différencier les insuffisances rénales aiguës lésionnelles des insuffisances rénales fonctionnelles dues le plus souvent à des états de déshydratation mais cela demande à être confirmé par des études prospectives.
Communications, educationnal workshops et posters : EuromedLab Milan 2013
