Contrairement à ce que l’on observe dans la LMC, les mutations retrouvées dans les LAM sont multiples, mal connues dans leur diversité et leur signification. Le traitement des ces hémopathies reste donc empirique pour l’essentiel. Une meilleure connaissance est le pré-requis indispensable à une personnalisation des traitements dont pourraient bénéficier les patients.
Dans ce but, une équipe américaine a recruté 200 adultes atteints de LAM chez lesquels les chercheurs ont effectué un séquençage complet du génome des cellules leucémiques (50 patients) ou de l’exome (génome codant chez les 150 autres) et l’ont comparé à l’ADN des cellules normales. Ils ont également séquencé l’ARN, les micro-ARN et la méthylation de l’ARN. Ils espéraient ainsi identifier les mutations impliquées dans les cancers ainsi que les facteurs modulant l’expression des gènes.
L’étude financée par le NIH a apporté quantité d’informations. Il apparaît que le nombre de mutations identifiées est inférieur à ce que l’on retrouve habituellement dans les autres cancers de l’adulte avec 13 mutations en moyenne concernant 27 gènes au total. Si on les répartit par catégorie, 16% des mutations concernent des gènes suppresseurs de tumeurs, 50% des gènes de signal et 44% des gènes de méthylation de l’ADN. Ils ont également caractérisé une combinaison d’évènements ayant conduit à l’apparition de la LAM avec des mutations successivement identifiées dans 3 gènes (FLT3, NMP& et DNMT3A) qui pourrait constituer un sous-type de LAM.
Au final, les auteurs envisagent d’exploiter les informations dont ils disposent pour profiler au mieux les traitements en réservant les plus agressifs aux LAM qui en nécessitent l’utilisation d’après leurs caractéristiques génétiques.
NEJM 01/05/13 (Cancer Genome Atlas Research network)
