Depuis quelques semaines, les médias mettent en lumière le risque thrombo-embolique lié à la prise de contraceptifs oraux de nouvelle génération. En parallèle, l’ANSM revoit les AMM de ces produits et rappelle qu’il est nécessaire de rechercher les antécédents personnels et familiaux avant toute prescription d’oestro-progestatifs.
Concernant les examens biologiques permettant la détection d’une thrombophilie accentuant le risque, le laboratoire Biomnis a donc fait une mise au point permettant d’actualiser les conduites.
Le risque thrombotique est significativement augmenté (X 2 à 6) en cas de contraception orale mais le risque absolu global reste faible (10/10 000 femmes-années). Il est accentué par certains facteurs de risque acquis (surpoids, tabagisme, âge > 40 ans, immobilisation et stase veineuse) ou constitutionnels (thrombophilie) Ces derniers présentent une fréquence rare dans la population mais nécessitent une exploration biologique complète. Elle doit être faite chez toutes les femmes présentant des antécédents personnels ou familiaux de MTEV (Maladie Thrombo-Embolique Veineuse).
Le bilan demandé en première intention est le suivant :
ð Dosage fonctionnel (activité) de l’antithrobine III, de la protéine C et de la protéine S
ð Recherche de Lupus anticoagulant (ISTH 2008)
ð Anticorps anti-cardiolipines et anti-B2 GP1
ð Mutation du F V (Ou RPCA en première intention avec recherche génétique si positive) et du F II (G 20210A).
2 remarques importantes : On estime à seulement 50% le nombre de thrombophilies détectables avec ces examens.
Si une mutation est retrouvée dans une famille, elle doit être recherchée chez toutes les femmes apparentées au premier degré. Si l’anomalie est retrouvée, les autres examens doivent être réalisés car il est possible de cumuler les anomalies avec un risque encore supérieur.
Ce bilan doit être réalisé avant la mise sous contraception orale (diminutions « normales » de la protéine S et de l’antithrombine) et en dehors de la grossesse (au moins 6 à 8 semaines après l’accouchement).
Le bilan biologique n’est pas recommandé en l’absence d’antécédents personnels et familiaux
Flash infos Biomnis Février 2013 (d’après recommandations du GEHT sur la thrombophilie – STV vol 21 Octobre 2009)
